Écrire ses mémoires
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Écrire Ses Mémoires : La Méthode Simple Pour Se Lancer

Écrire ses mémoires, c’est un projet intime et de longue haleine, dans lequel nous sommes nombreux à avoir envie de nous lancer. Pourquoi rédiger son autobiographie, ou la biographie familiale ? Est-ce pour se souvenir, transmettre, comprendre d’où l’on vient… ou tout ça à la fois ? Si vous êtes en quête de sens, d’une trace à laisser, ou simplement porté·e par l’envie de rédiger ses souvenirs de famille, ce projet d’écriture peut devenir un véritable trésor émotionnel. Et ce n’est pas nécessairement réservé aux personnages célèbres : nous avons tous une histoire à raconter.

Vous y avez déjà songé mais vous ne savez pas trop comment poser les premiers mots ? Vous vous posez des questions sur la chronologie, la généalogie, le plan, la forme de votre autobiographie ? Cela tombe bien. Dans cet article, je vous raconte comment j’ai décidé de raconter notre histoire familiale à travers un projet un peu fou : un « grimoire illustré » que je fabrique page après page, accompagnée des membres de ma famille. Et je vous partage mes conseils concrets pour oser vous lancer rapidement dans la rédaction, sans vous perdre dans une montagne de souvenirs, de recherches ou de doutes.

Prêt·e à attraper un stylo et remonter dans le passé ?

Pourquoi écrire ses mémoires ?

Il peut y avoir de multiples raisons pour lesquelles on décide d’écrire ses mémoires ou de raconter son histoire familiale. Tout d’abord, faire le récit de sa vie, c’est essayer de comprendre d’où l’on vient. C’est une façon de construire son identité à partir des souvenirs familiaux, des silences parfois, et de ce que nos ancêtres nous ont transmis, consciemment ou non. Une plongée dans les mémoires transgénérationnelles, qui peuvent révéler bien des secrets !

Écrire ses mémoires permet aussi de recréer du lien, en particulier lorsqu’on décide de rédiger ses souvenirs de famille. On peut alors faire appel à toute la tribu (ses cousins et cousines, ses parents, ses oncles et tantes, ses frères et sœurs, les amis de la famille aussi) pour tenter de rassembler de vieilles histoires. On se rappelle ensemble. On compare nos versions. Et on découvre, parfois avec étonnement, que chacun a vécu telle ou telle anecdote de façon très différente.

Pourquoi écrire ses mémoires ? Peut-être aussi pour transmettre. C’est une façon de laisser un témoignage aux générations futures, un héritage qui ne passe pas par les biens matériels mais par les mots. On partage ses souvenirs, mais on peut également y exprimer ses valeurs, ses réflexions, ses expériences. On raconte les bons moments, mais aussi ce qu’on a appris, ce qui nous a transformé. C’est une écriture introspective, un peu comme avec le journal intime, et l’occasion de faire le point sur sa vie. Un récit à partir duquel les mots nous feront peut-être avancer de manière différente. 

Enfin, écrire des souvenirs de famille, c’est parfois un geste d’hommage. Un dernier clin d’œil aux personnes disparues, une manière de leur dire merci et de faire vivre les absents autrement. Écrire le livre de sa vie ou de celle de sa famille, comme je suis en train de le faire, c’est créer un album de souvenirs écrits. Un cadeau pour ceux qui sont encore là, pour les enfants qui n’ont pas tout connu, et pour ceux qui ne sont pas encore nés.

Y a-t-il un bon moment pour rédiger ses souvenirs ?

La décision d’écrire ses mémoires peut être prise pour célébrer une occasion particulière et la marquer d’un cadeau original : anniversaire, cousinade, anniversaire de mariage des grands-parents… Vous pouvez faire de ce livre de souvenirs un cadeau à part entière, à offrir à chaque membre de la famille lors de ces moments de retrouvailles. Chacun repart alors avec un morceau de l’histoire commune, à glisser dans sa bibliothèque. 

Mais vous pouvez aussi décider de lancer l’idée d’une biographie familiale lors d’une de ces réunions de famille. Vous pouvez faire passer un carnet, ouvrir une boîte à souvenirs ou proposer un atelier collectif pour recueillir les anecdotes de chacun. 

Parfois, l’idée de rédiger ses souvenirs surgit à un âge charnière ou un tournant de vie : un changement important, une transition, une épreuve ou au contraire un grand bonheur. Ces bouleversements intimes sont souvent de puissants déclencheurs pour coucher sur le papier ce que l’on a vécu, pour transmettre, faire le point, ne pas oublier. Un bel exercice d’écriture thérapeutique !

Et puis, parfois, l’envie d’écrire ses mémoires vient sans raison, ou presque. Tout comme moi. Cela faisait longtemps que je voulais garder une trace des souvenirs joyeux passés en famille, dont nombre d’entre eux étaient liés à notre maison familiale, Les Ramiers. Mais je ne savais pas comment les conserver.

Le déclic est venu par hasard, au détour d’une visite sur Instagram. J’ai découvert le travail de l’artiste Ioana Pioaru, et plus particulièrement sa série Literary Houses dans laquelle elle dessine de grands écrivains posant devant leur maison d’enfance. Elle considère que ce lieu fait partie intégrante de leur histoire. Et ça a été une révélation : notre maison était le fil rouge. Le fil de nos souvenirs.

J’ai donc eu envie d’en garder une trace à travers un projet un peu ambitieux : écrire nos mémoires en mots et en dessins, avec pour objectif de le terminer avant notre traditionnelle réunion de famille cet été. Autant vous dire que le timing est serré ! 

Finalement, il n’y a peut-être pas de « bon moment » pour écrire ses mémoires. Le meilleur moment, c’est celui où l’envie irrésistible de saisir un stylo et de remonter le fil du temps vient toquer à votre porte.

Mon projet : raconter notre histoire familiale en mots et en dessin

Vous l’aurez compris, j’ai donc décidé de raconter notre histoire familiale au travers des souvenirs qui peuplent notre maison familiale, Les Ramiers. C’est le lieu où nous nous retrouvons chaque été, un endroit qui réunit des générations depuis près d’un siècle à l’ombre d’un grand palmier normand. La première personne à y avoir vécu est mon arrière-arrière-grand-père !

Pour donner vie à ce projet, j’ai lancé une idée toute simple à ma famille : choisir chacun un mot qui évoque un souvenir lié aux Ramiers. Ça peut être un plat, une pièce, une tradition, une personne… peu importe, tant que ce mot ravive une mémoire, une émotion, une histoire.

À partir de ce mot, chacun a écrit quelques lignes. Juste un fragment de vie, sans pression ni règle figée. Mon objectif : écrire nos mémoires sous forme de dictionnaire ! À ce jour, j’ai reçu une trentaine de contributions. Il m’en manque encore une poignée pour compléter notre abécédaire de souvenirs. Vous voulez quelques exemples ? « Hachis Parmentier », « Friture », ou encore « WC » ! 

Vous connaissez mon amour du dessin : j’ai donc décidé de pousser le concept encore plus loin et d’illustrer chaque souvenir de nos mémoires à la main. Ce grimoire familial prend forme petit à petit : vivant, singulier, profondément personnel.

Mes conseils pour écrire ses mémoires simplement

Écrire ses mémoires est un projet qui vous tente ? Si vous ne savez pas par où commencer, et que vous avez envie de vous lancer de manière simple, voici quelques conseils pour rédiger votre autobiographie ou biographie familiale sans stress.

1. Trouver un point d’ancrage : un lieu, un thème, une personne

Pour éviter de vous perdre dans une chronologie ou une généalogie impossibles à reconstituer, commencez par choisir une base. Un lieu qui a marqué votre vie, une personne qui a compté, une thématique forte (les vacances, les repas, les traditions…). Cela vous aidera à cadrer votre récit. Comment rédiger ses souvenirs de famille ? Commencez simplement par ce qui résonne en vous, et aidez-vous d’un mot !

2. Écrire à partir d’un mot déclencheur

L’idée, c’est de partir d’un mot : un plat, une odeur, un objet, un nom… Ce mot est une porte d’entrée vers la mémoire. Il fait surgir les images, les dialogues, les émotions. C’est exactement ce que nous faisons avec notre dictionnaire familial, et c’est incroyablement efficace.

Écrire ses mémoires sous forme de dictionnaire facilite vraiment la rédaction de notre biographie. Il permet de découper le projet, de segmenter les souvenirs, de rebondir de mot en mot et d’avoir un ordre prédéfini sans se questionner sur la chronologie. Le meilleur moyen de ne plus être bloqué par la fameuse question du « par où commencer ? ».

3. Ouvrir le projet aux autres

Si vous êtes dans l’optique de raconter votre histoire familiale, ou même si votre autobiographie a besoin d’un point de vue extérieur, faites participer vos proches. Proposez-leur de choisir un mot, d’écrire un souvenir ou de vous envoyer une photo qui leur parle. Cela peut être l’occasion de moments de partage précieux, de nostalgie et de jolis fous rires ! Et c’est une façon douce de construire une biographie familiale à plusieurs voix.

4. Explorer les archives personnelles

Photos, lettres, cartes postales, documents administratifs… Vos archives familiales sont une mine d’or. Elles peuvent servir de point de départ pour vos textes ou venir illustrer votre récit : vous trouverez mille pistes pour écrire l’histoire de votre famille. Et si vous aimez les enquêtes, pourquoi ne pas pousser l’exploration jusqu’à la généalogie ?

5. Choisir un support pour écrire ses mémoires

Il existe aujourd’hui mille supports pour coucher votre histoire sur papier :

  • Livre vierge pour écrire ses mémoires ou journal souvenir dédié ;
  • Carnet personnalisé, application de prise de notes, document Word ;
  • Plateformes collaboratives ou espace partagé pour rassembler les souvenirs de chacun ;

Si cela vous aide à structurer vos pensées, foncez !

Mais un beau carnet tout simple peut parfaitement suffire. Vous pouvez le remplir à la manière d’un journal créatif et réaliser une mise en page mêlant vos textes à des photos, dessins, documents anciens… 

Vous pouvez aussi créer un livre numérique, scanner vos documents, illustrer avec des photos… puis faire imprimer. Il existe de nombreux supports pour écrire ses mémoires, et des imprimeurs qui vous aideront à relier le tout.

De mon côté, j’ai choisi de mélanger textes imprimés avec des illustrations 100% faites main. Ce grimoire va être magnifique ! Vous pouvez suivre sa réalisation sur mon compte Instagram, où je partage régulièrement mon avancée. 

Et maintenant, à vous d’écrire vos mémoires

Écrire ses mémoires est à la portée de chacun, j’en suis persuadée. Vous savez désormais comment écrire l’histoire de votre famille et et vous connaissez la méthode pour coucher vos anecdotes sur le papier. Il est temps de prendre la plume pour raconter, transmettre, garder trace d’une vie riche et bien remplie. Alors dites-moi : quel mot allez-vous choisir pour remplir la première page de votre carnet de souvenirs ? Je serais heureuse de lire vos commentaires et de plonger dans le passé avec vous. Et si vous hésitez encore : surtout, ne perdez pas vos histoires. Parce qu’un jour, quelqu’un sera très heureux·se de les lire.

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