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#Journalyste

Mars 2016 / Mars 2019. Bilan de 3 années de journalyse

C’est marrant les coïncidences parfois. Par un heureux hasard j’ai créé ce blog à une date anniversaire.

Alors que je réfléchissais au sujet de ce 1er post, essayant de ne pas trop focaliser sur l’angoisse de la page blanche, je me suis rappelée subitement que je fête ce mois-ci, presque jour pour jour, mes 3 ans de journalyse ( i.e. activité liée à la tenue d’un journal intime/personnel)

Mais pourquoi Journalyse/ste, au fait? Je vous explique cela plus en 
détail ici

Journalyste depuis 3 ans, quel bilan?

  • J’ai d’abord commencé timidement.

Ca faisait un moment que je ressentais l’envie de changer, ou plus exactement de me changer, mais sans trop savoir comment m’y prendre. Lire a été la première étape. J’ai découvert la rubrique développement personnel en flânant dans les rayons de la Fnac et très vite, tenir un journal a fait parti de mon quotidien.

Je dis “timidement” car je n’avais pas encore vraiment de rythme régulier et mon journal était surtout axé boulot / to do list.

  • J’ai ensuite découvert toute une communauté autour du Bullet Journal.

Si vous n’en avez pas encore entendu parler, le Bullet Journal (aussi appelé « bujo ») est un système d’organisation inventé il y a quelques années par Ryder Carroll, un designer américain. Cette méthode qui ne nécessite qu’un cahier et un stylo a révolutionné la pratique du journal, une énorme communauté s’est développée autour de cette activité.

L’avantage inestimable du Bullet Journal est pour moi sa capacité à allier Organisation et Créativité. Il suffit de regarder les centaines de hashtags associés à ce système et un tout nouveau monde s’ouvre à vous. Une source inépuisable d’inspiration vous donne envie de rendre chacune des pages de votre nouveau meilleur ami les plus belles possibles.

La recherche #bulletjournal sur Instagram
  • Et j’ai fini par me perdre

J’ai tellement adhéré au concept du Bullet Journal que c’est devenu, comme pour beaucoup je pense, une activité créative à part entière, qui n’avait finalement plus rien à voir avec le rôle essentiel d’un journal personnel: l’écriture de ses pensées. Ce hobby a fini par prendre tellement de temps que s’en est devenu une corvée. Je passais des heures à chercher l’inspiration sur les réseaux, à admirer les créations de chacune, à réfléchir à l’esthétique de mes mises en page. Et petit à petit, faute de pages prêtes, j’ai fini par ne plus pouvoir écrire dedans.

J’ai fait une overdose de Bullet Journal. Pendant 8 mois, je n’ai plus ouvert mon cahier.

Moralité: trop de dessins tue le dessein.

  • Puis j’ai vu plus clair, et je suis revenue à l’essentiel: l’écriture.

Ecrire pour se raconter, s’analyser, se découvrir et avancer.

J’entreprends d’écrire l’histoire de ma vie jour après jour […] Je prends pour principe de ne pas me gêner et de n’effacer jamais

STENDHAL, extrait de son Journal

C’est que je commençais à tourner sérieusement en rond, ou plutôt à stagner dans ma vie. Je ne savais plus où j’en étais, je me sentais de plus en plus perdue.

Alors en août dernier j’ai ré-ouvert mes carnets. Et quel bonheur ça a été! J’ai pris tellement de plaisir à les relire, j’ai réalisé que c’était le plus beau cadeau que je m’étais fait jusque là. C’était magique. Grâce à eux, j’ai pu revivre de précieux moments, replonger dans mes pensées, mes doutes, mes joies et surtout, mesurer à quel point ma vie s’était améliorée pendant ces 2 années. J’avais gagné en confiance, complètement changé d’activité professionnelle, doublé mon revenu et déménagé dans l’appartement de mes rêves. Mes journaux ont été un véritable outil pour y voir plus clair, pour définir mes objectifs, et pour enfin passer à l’action.

Mais si cette trace écrite, ce témoin de vie m’a totalement reboosté, je m’en suis aussi beaucoup voulu. Je me suis sentie coupable d’avoir perdu ces 8 mois sans journal. Et je me suis jurée de ne plus gâcher mon temps à nouveau.

Depuis, j’écris quotidiennement, sur plusieurs supports, à différents moments de la journée. Parfois juste pour le plaisir de ce moment en tête à tête, parfois par besoin, pour résoudre un doute ou calmer une humeur.

J’ai compris que ma vie ne dépendait que de moi et que pour pouvoir en prendre les rênes, il fallait commencer par attraper mon stylo.

2 commentaires

  • Marivero

    ” trop de dessins tue le dessein”, j’aime beaucoup ce jeu de mots! 😉 C’est très intéressant à lire, je me rends compte que le fameux “bujo” est devenu LE trucàlamode, l’activité incontournable, mais ça ne convient pas à tout le monde en effet!
    Pour ma part, j’avais mis au point si on peut dire(!), le cahier à tout, format A4 à spirale, dans lequel je cousais un agenda en première page, et qui me suivait partout et dans lequel je notais tout absolument tout au fur et à mesure, sans l’ombre d’un classement, mais ça me convenait, je ne perdais plus rien (les fameux numéros de téléphone sur petit-papier!) les actions a faire, les dossiers à déposer avec les trucs à rajouter in extremis…..;) on est loin du journal intime! mais ce sont des souvenirs

    • Patti

      Ah mais du coup ce cahier tout en un c’était un bujo avant même que le concept n’existe 😉
      En fait à la base le Bullet Journal est juste une méthode d’organisation, (qui est très bien pensée d’ailleurs). Mais sa fonction de base a été complètement détournée pour devenir un loisir créatif à part entière. Ce qui fait qu’on peut vite se laisser distraire par la “décoration”.
      J’ai donc arrêté ce côté créatif mais par contre j’ai gardé le système d’organisation. Par exemple je commence toujours mon mois avec le calendrier et ma liste d’objectifs, et je le fini aussi toujours par un bilan. C’est d’ailleurs au programme aujourd’hui, nous sommes le 31! 😊

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